Action pour le climat et l'énergie

Action pour le climat et l’énergie

Jean-Claude Juncker : « Nous devons mettre en commun nos ressources, combiner nos infrastructures et parler d’une seule voix lors des négociations avec des pays tiers. Nous devons diversifier nos sources d’énergies, et  réduire la dépendance énergétique de plusieurs de nos Etats membres. »

La dépendance énergétique de l’Union européenne est importante. Elle est la plus grosse importatrice d’énergie au monde avec un coût annuel d’environ 400 milliards d’euros. Les prix de l’électricité sont supérieurs de 30% à ceux des Etats-Unis. 94% des transports sont tributaires de produits pétroliers, dont 90% sont importés. Les récents conflits en Ukraine et les tensions avec la Russie ont permis de faire ressurgir la nécessité pour l’Europe de disposer d’une énergie sûre, abordable et respectueuse du climat. Ainsi, la nouvelle Commission souhaite diversifier ses sources d’approvisionnement en mettant en commun les ressources des Etats membres, lutter contre le changement climatique en parlant d’une seule voix lors des négociations, combiner les infrastructures et poursuivre l’augmentation de la part des énergies renouvelables et du renfort de l’efficacité énergétique. L’ensemble de ces facteurs ont pour but de stimuler la création d’emplois et de croissance, mais aussi d’être un modèle en tant que leader en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Maroš Šefčovič, vice-président responsable de l’union de l’énergie, a déclaré: «La stratégie de l’union de l’énergie, lancée il y a un an, promettait de faire en sorte que tous les Européens disposent d’une énergie sûre, durable et compétitive. Si le train de mesures adopté aujourd’hui est axé sur la sécurité de notre approvisionnement, il touche en fait à ces trois grands objectifs. En réduisant notre demande d’énergie et en gérant mieux notre approvisionnement provenant de sources extérieures, nous tenons notre promesse et renforçons la stabilité du marché européen de l’énergie.»

En définitive, la stratégie de la Commission se décline en cinq volets :

  1. La sécurité de l’approvisionnement: pour réduire sa dépendance énergétique, l’UE doit utiliser plus efficacement les sources d’énergie indigènes tout en diversifiant ses sources d’approvisionnement.
  2. Le marché intérieur de l’énergie : l’énergie doit circuler librement. Les fournisseurs pourront être en concurrence et proposer le meilleur tarif.
  3. L’efficacité énergétique : en consommant moins d’énergie.
  4. La réduction des émissions : l’objectif de l’UE est de réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici 2030.
  5. La recherche et l’innovation : en investissant sur les énergies alternatives et en réduisant sa consommation d’énergie.

Actualité en 2016 :

Au cours de l’année écoulée, la Commission a poursuivi la construction d’un marché unique de l’énergie. Le premier rapport sur l’état de l’union de l’énergie a ouvert la voix à de nouvelles mesures. 195 projets européens d’intérêt commun ont été adoptés, qui bénéficient d’une planification accélérée et d’une réglementation simplifiée.

La Commission continue à promouvoir l’interconnexion entre les États membres. En octobre 2015, un accord a été conclu entre l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et la Pologne pour mettre fin à l’isolement de la région de la mer Baltique. De même, la Commission a soutenu la construction de nouveaux gazoducs entre l’Estonie et la Finlande ainsi que des connecteurs reliant les réseaux de gaz naturel de la Grèce, de la Bulgarie, de la Hongrie, de la Roumanie et de l’Autriche.

En février 2016, l’institution a présenté de nouvelles mesures sur la sécurité énergétique, qui permettront de réduire au minimum les ruptures d’approvisionnement. En avril 2016, l’UE a signé l’accord de Paris sur le changement climatique. Cet accord offre la dernière chance de transmettre aux prochaines générations un monde plus stable, une planète plus saine, des sociétés plus justes et des économies plus prospères.

Enfin, l’UE s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2030. Dans cette perspective, la Commission souhaite réformer le système d’échange de quotas d’émission pour permettre d’accélérer la transition vers une économie à faible intensité de carbone dans tous les secteurs d’activité.