photoplan5Jean-Claude Juncker « Au cours des cinq prochaines années, je souhaite poursuivre la réforme de notre Union économique et monétaire afin de préserver la stabilité de notre monnaie unique et d’améliorer la convergence des politiques économiques, budgétaires et de marché du travail entre les Etats membres partageant la monnaie unique. »

 

L’Union européenne fait face à une crise sans précédent. Elle a dû prendre des mesures ambitieuses et inédites qui n’ont pas été faciles, surtout pour les citoyens. De nombreuses conséquences sociales n’ont pas été suffisamment appréhendées. Le président Juncker a mené le travail du « rapport des cinq présidents » pour tirer les enseignements du passé, améliorer la gouvernance économique et parachever l’Union économique et monétaire (UEM).

L’UEM représente une étape importante dans l’intégration des économies européennes. Elle se décline dans la coordination des politiques budgétaires, la conduite d’une politique monétaire commune et l’emploi d’une monnaie unique, l’euro. Tous les États de l’UE participent à cette union à diverses échelles. Par cette intégration, l’UEM offre davantage de stabilité économique, de croissance et d’emplois aux citoyens européens.

Les domaines d’action de la Commissions se déclinent ainsi :

  • Une union économique : la Commission propose d’instaurer un système de conseils nationaux de la compétitivité, chargé de fournir une expertise indépendante pour l’évaluation des performances et des réformes. Elle rationalise le semestre européen pour aider à mener à bien les différentes réformes.
  • Une union financière : la Commission souhaite garantir l’intégralité de l’euro en limitant les risques et en renforçant le partage des risques avec le secteur privé.
  • Une union budgétaire : la Commission propose de créer un comité budgétaire européen indépendant, qui agira en tant qu’organe consultatif pour le système de surveillance économique multilatéral de la zone euro.
  • Une union politique par un système de responsabilité démocratique, de légitimité et de renforcement des institutions. Cela passe par le renfort de la participation des parlements européens et nationaux, des partenaires sociaux et la proposition d’un représentant unique de la zone euro dans les instances multilatérales (FMI).
  • Enfin, l’instauration d’un système européen de garantie des dépôts et la création d’un trésor de la zone euro.

Pour contribuer à ces objectifs, la Commission a élaboré un socle européen de droits sociaux. Il visera d’une part moderniser la législation en vigueur en matière de politique sociale et à combler ses lacunes. D’autre part, il permettra de déterminer des critères sociaux, relatifs notamment au concept de « flexicurité », qui seront fondés sur les meilleurs pratiques dans les Etats membres en vue d’une convergence accrue.

Actualité en 2016 :

En mars 2016, la Commission a présenté une première ébauche de pilier européen des droits sociaux. Ce pilier identifie un certain nombre de principes essentiels pour garantir le bon fonctionnement et l’équité des marchés du travail et des systèmes de protection sociale au sein de la zone euro. D’autres États membres pourraient également s’y joindre.

Elle a amélioré le semestre européen pour la coordination des politiques économiques. Les rapports par pays sont désormais présentés beaucoup plus tôt qu’auparavant, ce qui permet la tenue d’un débat de fond avec chaque État membre. Les priorités sociales, et notamment les questions ayant trait au chômage, à l’éducation et à l’inclusion sociale, occupent une place plus importante. Par ailleurs, la Commission a proposé une recommandation concernant la politique économique de la zone euro afin que tous les membres de la zone euro aient une compréhension commune des différents enjeux.

Depuis l’été 2015, la Grèce est en bonne voie pour redresser son économie et la réformer. La Commission a joué un rôle décisif dans la conclusion de l’accord, appelant à la solidarité et à la responsabilité entre tous les membres de la zone euro.

De plus, la Commission a adopté des propositions relatives à une représentation unifiée de la zone euro dans les instances internationales. Elle a mis en place un comité budgétaire européen chargé de conseiller la Commission et le Conseil a approuvé la création de conseils nationaux de la productivité.

Enfin, concernant l’Union bancaire, le mécanisme de résolution unique est devenu pleinement opérationnel le 1er janvier 2016. La Commission ayant proposé un système européen d’assurance des dépôts, qui servira de filet de sécurité supplémentaire aux épargnants partout en Europe.