photoplan1Jean-Claude Juncker « Ma première priorité, en tant que président de la Commission, sera de renforcer la compétitivité de l’Europe et de stimuler l’investissement pour créer des emplois ».

Depuis le début de la crise économique et financière mondiale, l’UE souffre d’un faible niveau d’investissement et d’un taux de chômage élevé. Il est nécessaire de consentir à un effort collectif et coordonné au niveau européen pour engager l’Europe sur la voie de la reprise économique.

Dans ce but, la Commission Européenne cherche à garantir une utilisation efficace des ressources existantes tout en introduisant de la souplesse dans l’utilisation des fonds publics et en améliorant la qualité de la réglementation. Elle souhaite cibler les projets d’importance stratégique et mobiliser de nouvelles sources de financement sans créer de nouvelles dettes.

Ainsi, la Commission a lancé un nouveau plan d’investissement, le plan Juncker en coopération avec la Banque européenne d’investissement (BEI). Comme levier d’action, le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) créé en 2015 et doté de 21 milliards d’euros est au cœur du plan. La Commission espère, par un effet multiplicateur que le montant va croître jusqu’à atteindre un montant 315 milliards d’euros. Les retombées annoncées sont de l’ordre de 1,3 million d’emplois créé dans les trois années à venir. Un quart du montant sera investi dans les petites entreprises (PME). Tous les Etats de l’UE ont approuvé le plan Juncker et neuf d’entre eux, se sont déjà engagés en co-financement (dont la France avec 8 milliards d’euros).

Les investissements portent sur les infrastructures, les réseaux énergétiques, les transports, l’éducation, la recherche, l’innovation, l’efficacité énergétique ou encore l’insertion des jeunes dans le monde du travail. Avec une priorité à la suppression des obstacles réglementaires et non réglementaires qui persistent dans l’énergie, les télécommunications, le numérique etc. En résumé, les financements seront orientés vers des projets viables et bénéfiques pour l’ensemble de la société.

Actualité en 2016 :

La reprise se poursuit dans l’Union européenne. Cette année, l’UE devrait enregistrer une croissance de 1,8%, la zone euro de 1,7%. Le chômage n’a jamais été aussi bas depuis sept ans, et 8 millions d’emplois en plus ont été  créés depuis 2013.

La Commission souhaite un « triangle vertueux » autour de l‘investissement, des réformes structurelles et de la responsabilité dans le domaine des finances publiques.

De plus, le plan Juncker a permis de mobiliser 116 milliards d’euros. Pas moins de 192 conventions de financement ont été approuvées, donnant à 200 000 petites entreprises et « start-up » un meilleur accès aux financements.

La Commission a également lancé une stratégie pour les compétences en Europe. Cette stratégie prévoit notamment une garantie de compétence pour les aider les adultes peu qualifiés à acquérir des connaissances de bases et à progresser à un niveau de qualification de deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Enfin, dans la lutte contre le chômage des jeunes, la Commission poursuit le déploiement de la garantie jeune, qui vise à ce que tous les jeunes se voient proposer une offre d’emploi, de formation ou d’apprentissage dans les mois qui suivent leur sortie du système scolaire ou la perte de leur emploi. A ce jour, plus de 9 millions de jeunes ont bénéficié des dispositifs mis en place au titre de la garantie pour la jeunesse.