Mark Rutte

« Après le Brexit et après les élections aux Etats-Unis, les Pays-Bas ont dit stop au populisme de mauvais aloi », a affirmé M. Rutte tout sourire.

L’élection hollandaise (pays fondateur de la construction européenne) était un véritable test pour la mouvance populiste en Europe. Au soir du mercredi 15 mars 2017, les dirigeants européens peuvent respirer. Malgré un score élevé, le parti xénophobe de Geert Wilders ne parviendra pas au pouvoir, ni dans une coalition d’ensemble. Bien qu’en perte de vitesse, le Parti libéral du Premier ministre sortant Mark Rutte se maintient.

« Geert Wilders a perdu son pari »

Selon RTL « Les électeurs des Pays-Bas ont déjoué les pronostics » avec en premier lieu une participation massive de 81 % des 12,9 millions d’électeurs. Le Parti pour la liberté (PVV, extrême-droite) de Geert Wilders n’a gagné que quatre sièges de député avec 19 élus. Les Hollandais se sont donc déplacé pour valorisé d’autres forces politiques comme l’illustre la progression du D66(parti social-libéral) ou du GroenLinks (écologiste) au contraire d’une défaite historique pour les travaillistes du PvdA perdant 29 sièges.

Geert Wilders, parlementaire de 53 ans s’est positionné d’abord contre l’islam. A l’inverse des partis extrêmes traditionnelles, il est contre l’homophobie et en faveur du droit à l’avortement. La création de son parti a re-distribué les cartes de la scène politique néerlandaise.

Un soulagement pour l’Europe

Pour le journal Le Soir, la victoire de Mark Rutte « envoie un signal positif aux pro-Européens« . Pour François Hollande, c’est « une nette victoire contre l’extrémisme » et ajoute que « les valeurs d’ouverture, de respect de l’autre et de foi en l’avenir de l’Europe sont la seule véritable réponse aux pulsions nationalistes et de repli sur soi qui secouent le monde« .

La chancelière allemande Angela Merkel évoque un résultat « fantastique« . Enfin, pour le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, c’est un « vote pour l’Europe, un vote contre les extrémistes« .

Si les dirigeants européens se réjouissent, il ne faut pas minimiser le score de Geert Wilders et la progression des forces populistes en Europe. Le chemin est long, mais l’UE respire !